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Josette Bournet vue par Luc Benoist

En 1931 je vis entrer dans mon bureau une jeune femme très brune, d'une élégance d'autant plus raffinée qu'elle était retenue par une sobriété savante. Son visage mat, d'une régularité latine, s'imposait par l'énergie du regard et l'âpreté de la voix qu'accompagnait la rapidité de son élan. C'était Josette Bournet.

En 1964, Luc Benoit, ancien conservateur du Musée de Nantes, se remémore sa rencontre avec Josette Bournet.

Le parcours

Josette Téreille est née en 1905 à Vichy. Sa famille, aisée et cultivée, a des attaches dans le Puy-de-Dôme voisin — à Châteldon en particulier, où Bournet reviendra régulièrement séjourner par la suite.
C'est en apparence presque par hasard, à l'occasion de vacances à Cannes et à l'instigation de sa sœur cadette, étudiante aux Arts-déco à Nice, que cette jeune femme précoce (mariée en 1921 et mère d'une petite fille en 1924) s'essaie à dessiner et peindre sur le motif en 1925.

Véronique Lacroix et Jeanne Virieux, Service du Patrimoine et des Expositions du Conseil Général du Puy-de-Dôme

Rédemption vu par Léon Gerbe

Où Josette Bournet affirme sans conteste un talent d’une originalité indéniable, c’est dans sa vaste composition d’Art religieux : Rédemption. Ce triptyque étonne, inquiète et intrigue à la fois. Et quoi qu’on fasse – qu’on l’aime ou qu’on le déteste – cette composition s’impose aux sens et à l’esprit, par une secrète puissance et l’étrange et sombre mysticisme qu’elle dégage.

Article paru dans L'Avenir le 9 novembre 1932.

L'œuvre. Une quintessence du plein XXe figuratif.

Isabelle Boiron et Richard Bucaille, Service du Patrimoine et des Expositions du Conseil Général du Puy-de-Dôme